octobre 02, 2022

Lettre de Monsieur Francis Baux, Chéserex

Comme nous recevons assez régulièrement des courriers concernant les fusions de communes en général et les projets qui vous concernent directement, nous avons décidé de consacrer un espace rédactionnel particulier à la publication de ceux-ci, sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.
Il y a sans doute matière à réflexion pour tous.
fusionite.ch

 

Un moyen efficace de stopper les fusions !

 

La pression sur nos 3 communes (Chéserex, Gingins, La Rippe) est retombée. Merci et bravo à Pierre pour son débat télévisé sur NRTV (débriefing après-votation), en opposition à Sergy Melly, farouche partisan de la fusion, et piètre représentant d’une commune (comme syndic et député), tant pour son attitude, ses manières et son discours.

 

Pour nos 3 communes, je pense très sincèrement qu’une fusion ne pourra pas avoir lieu, surtout par rapport aux résultats rencontrés le 25 janvier dernier.

 

Ceci dit, on ne peut pas empêcher la volonté de fusion de nos voisins, pour autant que le « mariage » soit effectué entre communes consentantes. Le résultat des votations a montré clairement les déterminations de leurs habitants avec un taux de participation significatif.

 

Vos propositions de continuer à publier des informations sur les refus et dangers de fusion, sont très bien. Cela prend du temps de maintenir un site internet, et il faut une volonté de groupe pour continuer cet œuvre. Donner un autre point de vue est intéressant et démocratique, et c’est surtout dans l’information des électeurs que le travail est important.

 

Ce qui est démocratique, c’est d’avoir le choix de décision présenté de manière juste et équitable pour que nos concitoyens puissent voter en tout état de cause.

Ce qui dérange, ce sont les non-dits et les interprétations détournées pour forcer les gens à accepter « de facto » un projet comme une fusion de communes.

 

J’aimerai également vous signaler qu’il y a un moyen plus efficace de stopper les fusions : c’est d’utiliser les mêmes armes que ceux qui prônent les fusions, à savoir l’engagement politique dans nos institutions, que ce soit dans un conseil communal, une municipalité, ou au canton.

 

Sans désir de fusion d’une municipalité, le canton ne pourra pas forcer le processus, même en changeant la loi. C’est donc à ce niveau que l’impact est le plus important.

 

D’expériences (avec un grand S), le conseil communal est difficile à convaincre contre une proposition d’une municipalité. Il en est de même au niveau cantonal.

 

Quelques soit le projet, la technique d’une municipalité pour le faire accepter est toujours la même. On saucissonne le projet par étape, en avançant par petit pas, puis on met les conseillers devant le fait accompli. On leur explique qu’on ne peut plus refuser, car le processus est déjà fortement engagé et qu’on ne peut pas faire volte-face par rapport aux dépenses et à ses voisins.

 

Pour éviter un projet (comme une fusion) et tuer la poule dans l’œuf, la meilleure des solutions est donc l’engagement dans une municipalité, ou le choix des personnes qui constituent notre exécutif communal.

 

Pensez-y tous pour la prochaine législature 2016-2021 !

Il reste 10 mois pour s’organiser. Préparez votre future municipalité et votre futur conseil communal, avant qu’on ne le fasse pour vous…