Le législatif de Founex a rejeté la fusion par 25 voix contre 15, a indiqué dans un communiqué le président du comité de pilotage, Pierre Stampfli.

Les sept autres communes concernées (Bogis-Bossey, Chavannes-de-Bogis, Chavannes-des-Bois, Commugny, Coppet, Mies et Tannay) ont toutes accepté le projet.

La votation du 28 novembre n’aura donc pas lieu, précise le texte. Pierre Stampfli a pris acte « avec une profonde déception » de ce rejet. « C’est d’autant plus regrettable que lors de l’enquête auprès des citoyens, menée en 2008, les résultats enregistrés montraient de l’intérêt pour ce projet novateur », a-t-il ajouté.

A la relève de reprendre le flambeau

Le comité de pilotage va étudier les raisons qui ont mené à ce refus et faire un rapport aux nouvelles autorités communales qui seront élues au printemps 2011. Ce sont elles qui décideront de la suite à donner à ce projet, qui aurait donné naissance à une commune de quelque 15’000 habitants, baptisée « Terre Sainte ».

Le projet de fusion remonte à 2003. Il concernait alors trois communes, mais très vite des voix avaient prôné un élargissement du processus, englobant les neuf communes de Terre Sainte.

En février 2007, les autorités des neuf entités s’étaient mises d’accord pour présenter un préavis sur la faisabilité d’une fusion. Les législatifs avaient accepté l’idée. Un rapport commandé avait mis en exergue de nombreux points positifs pour une fusion, mais relevait que Crans-près-Céligny paraissait moins concernée vu son éloignement géographique.

Après de nombreuses discussions, et le retrait de Crans-prèsCéligny, les huit communes s’étaient engagées dès septembre 2009 dans la phase opérationnelle de la fusion. Le canton avait promis 2,4 millions de francs de soutien.

ats/jeh