décembre 09, 2022

En Valais, les communes de Monthey et Collombey-Muraz ne se marient pas

Publié sur rts.ch le 15 mai 2022

La ville de Monthey, en Valais. [Zacharie Grossen - CC BY-SA 4.0]
La ville de Monthey, en Valais. [Zacharie Grossen – CC BY-SA 4.0]
Dans le Chablais valaisan, Monthey et Collombey-Muraz ne fusionneront pas. Si les citoyennes et citoyens de la première ont accepté le mariage des deux communes, ceux de la seconde l’ont nettement refusé.

A Monthey, 60,1% de la population a glissé un oui dans l’urne. A Collombey-Muraz, ils sont 70,2% à avoir dit « non ». Dans cette commune, la participation s’est élevée à 59,19% contre 47,66% chez sa voisine.

« Le vote est extrêmement clair », indique à Keystone-ATS dans la foulée des résultats le président de Collombey-Muraz Olivier Turin qui y lit aussi « un véritable désaveu tant pour le conseil communal que général » de la commune.

Ce projet de fusion est en cours d’élaboration depuis 2017. Plusieurs rapports ainsi qu’un sondage auprès de la population ont été menés. A la mi-mars, les conseils généraux des deux entités avaient largement soutenu cette union.

« Venu des élites »

Olivier Turin se dit bien sûr déçu de l’issue du scrutin: « Nous avions un vrai projet de société en termes de cohérence territoriale et économique ». Ce mariage aurait pu donner vie à une nouvelle entité de plus 27’000 habitants qui aurait pris le nom de Monthey et qui serait devenue la deuxième ville du canton après Sion, de quoi aussi lui conférer un certain poids politique sur le plan régional et/ou cantonal. Mais les arguments n’ont pas convaincu la population de Collombey-Muraz.

« C’était un projet conçu et venu des élites et qui ne répondait pas à un souhait de la population », estime de son côté Guillaume Vanay président de l’UDC de Collombey-Muraz, qui se dit lui « très content » de la réponse « limpide » donnée par sa commune ce dimanche. « Nous ne voulons pas de ce projet qui ne répond à aucun besoin financier ou de gestion. Sans compter qu’en terme identitaire, il s’apparentait clairement à une absorption », ajoute-t-il.

Le projet de fusion ne devrait pas revenir sur la table tout de suite. « Avec le résultat clair d’aujourd’hui, il faudra laisser passer une génération avant de reposer la question aux deux communes », relève Olivier Turin.

ats/kkub